Ensemble de saxophone (2003) |
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Ce nouveau type dorchestre nexiste que relativement depuis peu de temps. Bien sûr, il y a eu dans le passé des " orchestres de saxophones " formés ici ou là, notamment dans les années 1930, en Californie, à Berlin ou à Valencia, mais ce ne fut, chaque fois, quoccasionnellement, pour les besoins dune manifestation, d'une fête, par exemple. L " invention " structurée des ensembles de saxophones a été en quelque sorte le fuit du hasard En 1976, assurant les cours de lACADÉMIE DÉTÉ de Nice, Jean-Marie LONDEIX ne pouvait assister à la dernière manifestation du V° WORLD SAXOPHONE CONGRESS de Londres, manifestation au cours de laquelle se produisait un immense orchestre informel dune centaine de saxophonistes. Ce genre de rassemblement ne sétait encore jamais fait. M. LONDEIX aurait bien aimé l'écouter, mais, ne pouvant rester, il demandait à Paul HARVEY, organisateur avec ses amis du congrès, de lui envoyer lenregistrement de la prestation. En effet, quelques semaines plus tard un disque arrivait à Bordeaux, sans explication. La masse orchestrale que l'on pouvait entendre ressemblait fort à un grand orchestre symphonique formé de musiciens amateurs. Quel ne fut pas l'étonnement de M. LONDEIX quand il comprit qu'il sagissait bien d'un orchestre uniquement composé de saxophones ! À cette même époque, le professeur LONDEIX était préoccupé par linexpérience des jeunes saxophonistes professionnels engagés à jouer incidemment dans des orchestres symphoniques ou lyriques, sans préparation scolaire spécifique, et sans avoir souvent aucune expérience du jeu collectif en orchestre. Certes, à la classe, chacun des élèves avait joué les principaux solos du répertoire usuel, mais aucun n'avait d'expérience spécifique..., aucun n'avait appris vraiment à sintégrer à un " pupitre " donné, et à suivre les volontés parfois changeantes dun chef. M. LONDEIX entrevit aussitôt le bénéfice qu'il serait possible de tirer dun ensemble formé de saxophonistes expérimentés, dûment préparés au jeu de lorchestre, et jouant des uvres spécialement conçues pour ce type dorchestre. La rentrée scolaire approchait. M. LONDEIX alla voir le directeur du Conservatoire, M. Jacques PERNOO à qui il fit part de ses réflexions. Il fallait que dans la classe, chaque étudiant puisse pratiquer communément tous les saxophones pour ensuite être formé collectivement aux disciplines dorchestre. M. LONDEIX demanda notamment de mettre à la disposition de ses étudiants, tous les membres de la famille des saxophones, du basse au sopranino. Cétait demander un crédit important pour lachat dinstruments que le Conservatoire de possédait pas. M. PERNOO allait refuser. M. LONDEIX mit alors en parallèle le coût dun piano de concert et celui de tous les saxophones et montra les avantages -outre les avantages pédagogiques- qu'il y aurait à faire régulièrement des concerts densemble, dans le conservatoire, dans la ville et dans ses environs. La décision fut emportée ! Quelques mois plus tard, le Conservatoire possédait un saxophone basse, trois barytons, trois ténors, deux sopranos et deux sopraninos, et M. LONDEIX obtint du même coup quelques heures supplémentaires de cours pour instruire chaque semaine ses étudiants au jeu collectif. Les instruments étaient là. Il manquait la musique. M. LONDEIX a dabord donné à travailler des transcriptions, puis très vite, a généreusement obtenu de ses amis compositeurs des uvres originales qui ont régulièrement été jouées en public. Un concert a été donné, en quelque sorte en avant-première, le 9 décembre 1977, en lÉglise St Jean de Libourne avant l'entrée officielle de l'Ensemble dans le monde de la musique, au Grand Théâtre de Bordeaux, le mercredi 29 mars 1978. Depuis M. LONDEIX a dirigé plus dune centaine de concerts à la tête de lEnsemble International de Saxophones de Bordeaux, tant en France quà létranger (Allemagne, Espagne, USA, Japon, etc.), suscitant plus de soixante partitions originales, spécifiquement écrites pour douze saxophones, dont plusieurs ballets tous réalisés avec succès. Certaines de ces partitions sont éditées. À lissue du premier concert une journaliste inspirée titrait dans la presse : " Enfin de la musique de chambre pour le plein air ! ". Heureuse réflexion pleine de bon sens. LEnsemble est essentiellement à voix réelles. C'est-à-dire qu'il évite, sauf pour des effets de timbre particuliers, toute doublure de voix. Il est ainsi composé de douze solistes, comme dans les quatuors, quintettes ou sextuors de musique de chambre. La multiplication des voix réelles permet d'éviter la laideur des doublures au sein des orchestres d'harmonie. En effet, la multiplication des instruments à vent jouant la même voix provoquent de puissantes interférences de timbres aussi désagréables à loreille que peuvent lêtre les écarts dintonation. De plus, chaque instrument est assez puissant pour se passer de doublure. Dans cet Ensemble, lemploi du saxophone sopranino est nécessaire parce que lensemble des saxophones est fort chargé en voix graves (basse, baryton, ténor) et médium (ténor, alto et une bonne part de lambitus du soprano). Le sopranino est véritablement la seule voix aiguë. Le saxophone sopranino peut être très bien joué. Il est indispensable à léquilibre sonore de ce nouveau type d'orchestre dont le succès a été immédiat et a conduit certains facteurs d'instruments à produire des saxophones basse et sopranino de qualité. Ce nouveau type d'orchestre a également permis daugmenter le nombre duvres originales spécialement composées pour saxophones (nous comptons à ce jour près de deux cent partitions pour douze saxophones). Du même coup, le nombre de ces ensembles s'est multipliés dans le monde (Italie, Suisse, Allemagne, Espagne, Japon, USA. etc ). ÎUVRES ORIGINALES
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