REVUE ET GAZETTE MUSICALE de Paris 1841

PARIS REVIEW and Musical Gazette 1841

The Paris Review and Musical Gazette appear Sunday and Thursday of each week.

La revue et Gazette Musicale paraît le Dimanche et le Jeudi de chaque semaine.

No 2, January 1841

(p. 10): (Article on the NEW CLARINETS OF Mr. SAX, the younger). (...) Some men of merit have occupied themselves for twenty years to correct, or at least to decrease these imperfections (of the clarinet): I believe applying perseverance to one’s art, rather than skill and intelligence, is one’s duty. He was occupied for a long time with the need for studying and for applying natural and mathematical proportions to instrument construction, and with putting tube dimensions in nearly perfect ratios, as well as those of the bore, and geometrical divisions of the scale for the placement of the holes and the keys. It is not only with the improvement of the clarinet that Mr. Sax was concerned, for he entirely remade the general system of woodwind and copper instrument construction. His workshops, which are the most vast and crowded in Europe, contain a multitude of inventions and machines due to his genius for the manufacture of the wind instrument (...) FÉTIS, the elder, Director of the Conservatory of Brussels.

1841 No 2 du janvier 1841

(p. 10): (Article sur les NOUVELLES CLARINETTES DE M. SAX, fils.). (...) Quelques hommes de mérite se sont occupés depuis vingt ans de faire disparaître, ou du moins de diminuer ces imperfections (de la clarinette) : je crois devoir placer à son art et de persévérance que d'adresse et d'intelligence. Préoccupé dés longtemps de la nécessité d'étudier et d'appliquer à la construction des instruments les proportions naturelles et mathématiques, et de mettre dans des rapports aussi parfaits que possible les dimensions du tube, celles de la perce, et les divisions géométriques de l'échelle pour le placement des trous et des clefs, ce n'est pas seulement au perfectionnement de la clarinette que M. Sax s'est attaché, car il a refait en entier le système général de la construction des instruments à vent de bois et de cuivre. Ses ateliers, les plus vastes et les plus populeux qui existent en Europe, renferment une multitude d'inventions et de machines dus à son génie pour la fabrication de l'instrument à vent. (...) FÉTIS père, Directeur du Conservatoire de Bruxelles.

No 3, Sunday, January 10, 1841

(page 19): NEW CLARINETS OF Mr. SAX, the younger

“The elder son of Mr. Sax, self-trained in his youth, and became a talented clarinetist under the direction of Mr. Bender, conductor of the excellent music of the Guides Regiment, in Brussels, diligently occupied himself for several years with research on the best means to correct all the defects of the clarinet, relating to accuracy, sonority, equal intonation and facility of execution, while applying the rule of making no changes to the existing fingering system. If this is not going to remove the embarrassment that others have attributed to him for a long time. Success has crowned his constant studies, and from this work an instrument has resulted which deserves much praise, without needing multiple keys like Mr. Simiot’s instrument, because Sax only added one key, whose use is easy as well as necessary.

(...). By a well-conceived combination of mobile pivot rods, Mr. Sax fulfills two functions with only one finger, which closes one key and opens another, when this is necessary (...).

(p.20) Mr. Sax satisfied all the conditions in his bass clarinet, by making exact divisions for the placement of the holes and the keys, and closing the holes with keys which the fingers cannot reach. Giving the tube the suitable diameter to obtain a powerful sound quality, it removed the obstacle which prevented the emission of sounds in a tube of this type by an extremely clever means of his own discovery, and which consists of a key that opens a hole near the end of the neck, whose diameter is smaller than the head of a pin. By this means, the high notes sound as easily and with as much speed as the lowest notes. In this state, the bass clarinet can become very resourceful to the orchestra, because it does not leave anything to be desired, either with its accuracy, or with the beauty of its sound, or finally with its equal intonation.

(...). Signed FÉTIS, the elder.

No 3 du Dimanche 10 janvier 1841

(page 19) : NOUVELLES CLARINETTES DE M. SAX fils « Le fils aîné de M. Sax, dirigé par lui-même dans sa jeunesse, et devenu habille clarinettiste sous la direction de M. Bender, chef de l'excellente musique du régiment des guides, à Bruxelles, s'est occupé sérieusement pendant plusieurs années de la recherche des meilleurs moyens pour faire disparaître tous les défauts de la clarinette, sous les rapports de la justesse, de la sonorité, de l'égalité et de la facilité d'exécution, en s'imposant la loi de ne rien changer au système du doigté connu, si ce n'est pour lui ôter les embarras qu'on y a signalé depuis longtemps. Le succès a couronné ses constantes études, et de ces travaux est résulté un instrument qui ne mérite que des éloges, sans qu'il ait eu besoin de multiplier les clefs comme l'avait fait M. Simiot, car il n'en a ajouté qu'une seule, dont l'usage est aussi facile que nécessaire.

(...). Par une heureuse combinaison de tringles mobiles à pivots, M. Sax fait deux offices avec un seul doigt qui bouche à la fois un trou et ouvre une clef, quand cela est nécessaire. (...).

(p.20) M. Sax a satisfait à toutes les conditions dans sa clarinette-basse, en faisant la division exacte pour le placement des trous et des clefs, et bouchant les trous que les doigts ne peuvent atteindre, par des clefs. Donnant au tube le diamètre convenable pour obtenir une qualité de son puissante, il a levé l'obstacle qui empêchait l'émission des sons dans un tube de cette espèce par un moyen fort ingénieux dont la découverte lui appartient, et qui consiste en une clef qui ouvre près du bec un trou dont le diamètre ne dépasse pas la grosseur de la tête d'une épingle. Par ce moyen, les notes élevées sortent aussi facilement et avec autant de rapidité que les notes les plus graves. En cet état, la clarinette-basse peut devenir un instrument de grande ressource à l'orchestre, car il ne laisse rien à désirer, soit sous le rapport de la justesse, soit sous celui de la beauté du son, soit enfin sous celui de l'égalité.

(...). Signé FéTIS père.

No 20, Thursday, March 11, 1841

p.159 in the NEWS of: Our readers must remember the learned and curious articles that Mr. Fétis the elder published in this newspaper on the improvements of the clarinet by Mr. Sax, the younger. We received a letter in which Mr. PHALODE, member of the Société des beaux-arts de Nantes, argues in favor of Mr. Lefèvre, artist of this city, second oboe and English horn with the large theatre, and assistant manager of music of the garde nationale. We will quote only one passage of this letter: “As my goal is to restore the facts in all their truth and to maintain a priority correctly acquired, I will not discuss at length the honorable performance of the Belgian instruments, and I will limit myself to an observation which will indicate to you where Mr. Sax drew his inspirations: last year, in Nantes, Mr. Blas, distinguished clarinetist from Brussels and friend of Mr. Sax, saw, tested and appreciated the instruments of Mr. Lefèvre, and he allowed, now that one sees Mr. Sax arriving, after years of hard work, at a result none other than that already obtained by our Breton artist, to think that hints, or at least some indiscretions of Mr. Blas could put his friend on a path which was unknown to him up until he revealed his new instrument. This path had already been traversed with greatest success.” Our impartiality required us to accept Mr. PHALODE’s complaint, without judging its validity and giving the interested party the right to respond, if they consider it necessary and suitable.

No 20 du Jeudi 11 mars 1841

p.159 dans les NOUVELLES du: Nos lecteurs doivent se rappeler les savants et curieux articles que M. Fétis père a publiés dans ce journal sur les perfectionnements de la clarinette par M. Sax fils. Nous recevons une lettre dans laquelle M. PHALODE, membre de la Société des beaux-arts de Nantes, réclame la priorité en faveur de M. Lefèvre, artiste de cette ville, second hautbois et cor anglais au grand théâtre, et sous-chef de musique de la garde nationale. Nous ne citerons qu'un passage de cette lettre : “Comme mon but est de rétablir ici les faits dans toute leur vérité et de maintenir un droit de priorité justement acquis, je ne discuterai pas longuement sur le mérite d'exécution des instruments belges, et je me bornerai à une observation qui pourra vous indiquer la source où M. Sax a puisé ses inspirations : c'est que l'année dernière, à Nantes, M. Blas, clarinettiste distingué de Bruxelles et ami de M. Sax, a vu, essayé et apprécié les instruments de M. Lefèvre, et qu'il est permis, maintenant que l'on voit M. Sax arriver, après des années de méditation, à un résultat qui n'est autre que celui déjà obtenu par notre artiste breton, de penser que des indications ou tout au moins quelques indiscrétions de M. Blas ont pu mettre son ami sur une voie qui lui était demeurée inconnue jusqu'à l'heure de la révélation, et qu'un autre avant lui avait déjà parcourue avec le plus grand succès”. Notre impartialité nous a fait un devoir d'accueillir la réclamation de M. PHALODE, sans en juger nullement le mérite, et en réservant aux intéressés le droit de répondre, s'ils le jugent nécessaire et convenable.

No 36, Sunday, June 6, 1841

p.306 & 307: In the NEWS of: A Belgian paper said the following: Mr. Sax, the younger, has just invented a steam organ, capable of being heard over a whole province. This vibrating blade instrument is intended to play four or five octaves; its blades are nothing less than strong steel bars, which only high compression can put into vibration. This monster organ would be intended for popular solemnities and railroad inaugurations. Placed on a train car in front of the locomotive engine, which would provide it the steam, at the same time putting its cylinder in motion, this imposing instrument would cover the bellowing of the pistons, thunder, and the noise of the wheels with its gigantic voice.

No 36 du Dimanche 6 juin 1841

p.306 & 307 : Dans les NOUVELLES du: Une feuille belge rapporte ce qui suit : M. Sax fils vient d'inventer un orgue à vapeur, capable de se faire entendre de toute une province. Cet instrument à lames vibrantes est destiné à jouer à quatre ou cinq atmosphères ; ses lames ne sont rien moins que des barres d'acier d'une forte dimension, que la haute pression seule peut mettre en vibration. Cet orgue monstre serait destiné aux solennités populaires et aux inaugurations de chemin de fer. Placé sur un wagon en avant de la locomotive, qui lui fournirait la vapeur en même temps qu'elle mettrait en jeu son cylindre noté, cet instrument grandiose couvrirait de sa gigantesque voix les mugissements des pistons, le bruit des roues et celui du tonnerre.

1841/1842,

H. BERLIOZ undertakes a series of 16 articles on “Instrumentation” No 60 of _____ 1841 to July 17, 1842. The article treating SAX is the [?]. The arrival of SAX comes at the right moment.

1841/1842,

H. BERLIOZ entreprend une série de 16 articles sur “De l'Instrumentation” du No. 60 du ? ? ? 1841 au 17 juillet 1842. L'article traitant de SAX est le. L'arrivée de SAX vient à point nommé.

 

Translation by Jason Adams, Indiana State University

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